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Solaire : le Qatar rallume SolarWorld

mercredi 6 septembre 2017

On pensait la lumière définitivement éteinte pour SolarWorld, le dernier grand fabricant allemand de panneaux photovoltaïques. Laminé par la concurrence massive venue de Chine, il avait annoncé en mai son intention de déposer le bilan.


L'allemand SolarWorld renait de ses cendres grâce à l'argent du Qatar. - arifoto UG/Michael Reich/AP/SIPA

La situation était critique : déjà alourdi d'une dette de 300 millions d'euros, le groupe fondé par Frank Asbeck avait enregistré près de 92 millions d'euros de pertes en 2016, pour un chiffre d'affaires de 803 millions. La fin de parcours était attendue pour une société qui à son zénith, en 2007, pesait plus de 4 milliards d'euros, avant d'enchaîner des années de pertes. Mais coup de théâtre au mois d'août : l'entreprise va finalement céder pour 100 millions d'euros ses principaux actifs, dont ses deux sites de production situés en Saxe et en Thuringe, à SolarWorld Industries, un joint-venture entre Frank Asbeck, et Qatar Solar Technologies, détenu à 49 % par les Qataris.

Là où SolarWorld misait avant tout sur le marché de masse, la nouvelle entité se concentrera sur « la fabrication de produits premium », comme les panneaux solaires bifaces, permettant une plus grande production d'énergie. La production restera basée en Allemagne mais fonctionnera avec « une base de coûts considérablement réduite », le nouvel ensemble ne reprenant que 500 des 1.700 salariés que comptait SolarWorld. « Nous avons appris notre leçon », a cherché à rassurer Frank Asbeck.

Le retour du « Roi-Soleil »

Celui que tout le monde donnait pour fini table sur une production de 1.000 mégawatts d'ici dix-huit mois et vise un revenu annuel de 500 millions d'euros d'ici deux ans. Une gageure dans un secteur plombé par les « surcapacités chinoises ». Outre-Rhin, beaucoup d'observateurs doutent de la viabilité du business model de SolarWorld.

Dans le passé, son fondateur, Frank Abeck, surnommé par la presse allemande le « Sonnenkönig » (« le Roi-Soleil »), n'a d'ailleurs jamais cessé de dénoncer la concurrence chinoise et l'inaction des autorités européennes. C'est notamment après ses appels répétés que la Commission européenne avait finalement mis en place des mesures antidumping en 2013. Mais sans parvenir à limiter la casse.

Romain Ouertal

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